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C'est en 2013 que nous nous sommes engouffrés dans l'aventure agricole !

Plein  de naïveté, mais aussi armés d'une farouche envie de vivre un peu plus en cohérence avec nos idées, nous avons quitté notre appartement chauffé pour un mobile-home vaste mais peu isolé, au fond d'une prairie, sans eau ni électricité ! Nous y avons vécu 18 mois avec, à l'époque deux enfants petits, un panneau solaire, un groupe électrogène et surtout surtout le soutien de nos voisins, de nos amis et familles que nous ne remercierons jamais assez de nous avoir prêté tour à tour un coup de main, une machine à laver, une douche, un tracteur... 

 Et, par une humide nuit d'octobre, nos 66 premières brebis ont débarqué des Pyrénées !

Tandis que nous essayions d'avancer dans les aménagements de la bergerie, nous faisions nos premiers pas en élevage autonome...et menions nos premiers agnelages .

En 2015, nous avons, dans le même mois, accueilli notre troisième enfant, été raccordés au réseau électrique, et commencé nos premières traites et transfos laitières. Ca n'a pas été exactement de tout repos. Les brebis n'étaient pas très enthousiastes pour monter sur les quais de traite, la machine à traire n'était pas bien réglée, et puis passer de la théorie à la pratique dans la fromagerie pas tout à fait finie, loin s'en faut, ressemblait à naviguer dans le brouillard.

En 2017, les éléments sont déjà plus stables. Les premiers clients n'ont pas tous fui en hurlant, ils reviennent, pour la troisième année. Alors nous vient une idée : et si nous leur proposions des glaces au lait de brebis ? Une formation du côté de Dignes-les-Bains et une cagnotte Zeste plus tard, nous avons acquis un peu de matériel, de connaissances, et une Roulotte que nous pouvons dès lors trimballer derrière la voiture, pour aller vendre nos produits, et surtout, nos glaces toutes neuves, sur des festivals et des évènements locaux.

Et puis pour garder la forme et le goût des nuits hachées menu, nous avons accueilli notre quatrième enfant.

En 2020, la bergerie de Cravent vit son petit printemps de confiné sur un mode "excuse valable sur l'attestation pour prendre l'air sans en avoir l'air". Le rythme devient assez compliqué de ce côté du décor, avec Fanny qui est réquisitionnée par l'hôpital, les enfants plus ou moins censés suivre l'école sur un réseau internet asthmatique, et la vie habituelle de la bergerie au printemps. Les temps de vente directe sont l'occasion pour de nombreux clients de passer quelques dizaines de minutes au calme, loin de l'enfermement, sous un inhabituel et très salvateur soleil printanier. 

Depuis 2022, les sécheresses estivales se faisant plus intenses, nous orientons la ferme dans une pratique de ligneux fourragers, méthode ancestrale et assez délaissée depuis quelques décennies d'agriculture industrielle. Cela consiste à donner à manger aux animaux des rameaux, directement coupés sur les arbres. En parallèle de cela, nous mettons en place un plan haies qui se traduit par la plantation de trois kilomètres pour la première tranche. En même temps, nous en profitons pour organiser le pâturage afin d'optimiser la consommation de l'herbe par les animaux, en réduisant les travaux mécanisés et en favorisant la repousse de l'herbe : c'est le pâturage tournant dynamique.

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